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La 3ème Université des jeunes leaders de la société civile africaine à la région de Marrakech.
Thème: “Résilience énergétique, alimentaire et sanitaire pour l’Afrique : Quel rôle pour la société civile? “
Les 20, 21 et 22 octobre 2022

Lieu et programme du deuxième jour: Hôtel Zephyr Marrakech

Lieu et programme du troisième jour: Faculté des Sciences Semlalia

Note de cadrage de la troisième université des jeunes leaders de la société civile africaine -2022

Avec 1,4 milliard d’habitants en 2022, l’Afrique est le deuxième continent le plus peuplé après l’Asie et représente 18% de la population mondiale. Elle est la région du Monde où la population est la plus jeune.

Alors qu’elle est dotée de richesses considérables. Outre la qualité de sa démographie et de sa population jeune, avec des terres arables encore inexploitées et un sous-sol qui recèle des ressources minières abondantes très diversifiées, malgré ces atouts, paradoxalement, l’Afrique est considérée comme le continent le plus pauvre du monde avec un chômage endémique des jeunes et un sous équipement en infrastructures de base.

Au-delà des effets de la pandémie du Covid 19 d’un point de vue économique et social (Récession économique, augmentation de la dette publique, pertes d’emplois, inégalités en matière d’accès à l’éducation, …) la crise a étalé au grand jour la vulnérabilité de l’Afrique en matière de santé et de protection sanitaire. Tout d’abord, c’est au niveau de l’état des infrastructures sanitaires des pays africains que le bât blesse. En effet, un grand nombre de la pop lation n’a pas accès aux soins médicaux et la couverture sociale demeure pour sa part insuffisante en dépit des efforts consentis.

La pandémie de la Covid-19 conjuguée à la guerre en Ukraine a révélé aussi la dépendance alimentaire et énergétique du continent, ainsi l’Afrique a besoin plus que jamais de renforcer sa résilience sanitaire, alimentaire et énergétique et de s’adapter aux impacts négatifs du changement climatique. Pour cela il est urgent que tous les acteurs (pouvoirs publics, société civile et secteur privé) se mobilisent et conjuguent leurs efforts dans l’espoir d’atteindre ces objectifs.

Dans cet élan, la société civile marocaine s’est engagée aux côtés des autres acteurs pour le renforcement des liens de notre pays avec le reste du continent. Le Centre de Développement de la Région de Tensift (CDRT), association reconnue d’utilité publique depuis 2006 était un précurseur dans l’engagement en Afrique. A titre d’exemples son engagement au Maroc dans un projet financé par la Banque Africaine de Développement (BAD) depuis 2010, sa participation aux différents forums de la société civile africaine, l’organisation de deux universités des jeunes de la société civile des pays du grand Maghreb respectivement en 2012 et 2013 et enfin l’organisation de deux universités africaines en 2018 et en 2019 avec les soutien de plusieurs partenaires dont l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), le conseil de ville de Marrakech, la BAD, la Fondation Friedrich Naumann pour La Liberté, l’université Cadi Ayyad et l’université Mohamed VI polytechnique (UM6P). Les efforts, le leadership, l’implication sociale et l’expertise du CDRT ont été reconnus par la BAD qui l’a sélectionné en tant que représentant de la société civile de la région Afrique du Nord de 2018 à 2020et auprès de l’ONU qui lui a accordé le statut de membre observateur de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques depuis 2010.

La première université Africaine des jeunes leaders de la société civile organisée par le CDRT en 2018 a connu un grand succès avec la participation de 120 jeunes provenant de plus de vingt pays africains francophones et anglophones. Elle a été une occasion pour les jeunes de débattre en présence d’experts africains, français et canadiens, les top five élaborés par les experts de la BAD, à savoir, nourrir, éclairer, éduquer, intégrer et améliorer la qualité de vie des africains. Après, les jeunes ont échangé sur les possibilités qui leurs sont offertes pour jouer pleinement leur rôle en tant que jeunes. Une seconde université Africaine des jeunes leaders de la société civile a eu lieu en juillet 2019 à l’université Mohamed VI polytechnique (région de Marrakech). Le thème choisi était : Jeunes, innovation et développement de l’Afrique.

Fort des succès et de la réussite de ces deux manifestations, le CDRT avec le soutien de ses partenaires organisera la troisième université des jeunes leaders de la société civile africaine et ce les 20,21 et 22 octobre 2022 à Marrakech. Le thème choisi est : Après le Covid et la guerre de l’Ukraine, quels leviers d’action pour le développement de l’Afrique ?

Les travaux de cette édition s’étaleront sur 3 jours et comporteront des conférences plénières, des communications orales, des ateliers de travail ainsi que des témoignages et échanges de bonnes expériences. Ces activités seront encadrées par une pléiade de professeurs universitaires, d’experts internationaux et responsables financiers et administratifs et d’acteurs économiques. Seront également organisées en marge de cette rencontre, des activités culturelles et artistiques reflétant la richesse et la diversité des patrimoines culturels africains.

Les axes qui seront explorés lors des débats et activités programmées de cette université sont :

  • L’accès aux territoires africains durables et intelligents,
  • La résilience énergétique, alimentaire et sanitaire de l’Afrique,
  • L’accélération à la société du savoir.
  • La paix et la bonne gouvernance en Afrique.
  • Une bonne éducation et une recherche scientifique appliquée.
  • Le drame de l’immigration africaine.
  • Le rôle de la société civile Africaine pour atteindre les ODD pour l’Afrique.
  • Note élaborée par le Prof. Benlahcen, membre du comité d’organisation de la 3ème université d’Afrique-CDRT.

 

INTRODUCTION

Dans le cadre de l’ouverture du Maroc sur les pays d’Afrique Subsaharienne et après le succès retentissant des deux premières Universités Africaines des jeunes leaders de la société civile (UJA 2018 et 2019), le Centre de Développement de la Région de Tensift (CDRT) a organisé du 20 au 22 Octobre 2022 à Marrakech (Maroc) la 3ème édition de l’Université des Jeunes Leaders de la Société Civile Africaine (UJA 2022) sous le thème « Résiliences alimentaire, sanitaire et énergétique de l’Afrique ». Cette édition a mobilisé près d’une centaine de jeunes Africains provenant de huit (8) pays africains pour débattre de la question de la résilience. Cette manifestation a été organisée en partenariat avec le Conseil de Ville de Marrakech, la Fondation Friedrich Naumann pour La Liberté (FFN) et l’Université Cadi Ayyad et notamment la Présidence et la Faculté des sciences Semlalia de Marrakech. Ses travaux se sont étalés sur 3 jours (conférences plénières, communications orales, ateliers de travail, témoignages et échanges de bonnes expériences, activités culturelles et artistiques reflétant la richesse et la diversité des patrimoines culturels africains) et ont été encadrés par une pléiade de professeurs universitaires, d’experts internationaux et d’acteurs socio-économiques.

 I- CEREMONIE D’OUVERTURE :

Mot de Bienvenue du Comité d’organisation : La représentante du Comité, Mme Fatima Ezzahra El Abbassi, a tout d’abord souhaité la bienvenue aux invités, aux jeunes participants et aux membres du CDRT en rappelant la thématique retenue pour cette année. Elle a ensuite remercié toute personne ayant contribué à l’organisation de cet événement et notamment les partenaires ayant soutenu financièrement et logistiquement l’organisation de cette édition à savoir le Conseil de Ville de Marrakech, l’Université Cadi Ayyad et la Fondation Friedrich Naumann pour La Liberté (FFN). Elle s’est interrogée enfin sur la problématique de la vulnérabilité, la dépendance et la pauvreté de l’Afrique, pourtant c’est un continent qui regorge d’immenses richesses naturelles, minières et une population très jeune. Puis elle a donné la parole successivement à :

Allocution de Mr. le Président de l’Université Cadi Ayyad –Marrakech : Tout d’abord, il a rappelé l’identité et l’appartenance de notre pays au continent Africain, l’importance de l’union et de la solidarité africaines, de la coopération Sud-Sud dans l’équité et le respect mutuel. Les pays Africains sont de plus en plus conscients de la nécessité de regroupements socio-économiques (communautés régionales) tendant à la création de zones de libre-échange (convention de Kigali). Enfin l’UCAM, en association avec le conseil de la région de Marrakech-Safi, le CDRT…ne cesse de déployer d’énormes efforts en de contribuer à la revitalisation de l’enseignement supérieur en Afrique (Rencontre du Sénégal).

Mot de Mr. le Doyen de la Faculté des sciences Semlalia –Marrakech : Nos objectifs primordiaux c’est le renforcement des compétences des jeunes, le souci de leur insertion dans le monde socio-économique et la vie active et l’importance de leur encadrement dans plus de 13 clubs portés aussi bien par les étudiants marocains qu’étrangers et notamment les Africains. Enfin le salut de l’Afrique réside dans son union qui fait la force et c’est le moment de revoir la stratégie africaine pour lui garantir un avenir meilleur.

Mot de Mr. Le Vice-président de l’Université Grand Bassam, Côte d’Ivoire : Le président de cette prestigieuse université qui s’est excusé pour son absence, est connu par son militantisme pour l’intégration Africaine. L’Afrique, continent très riche par ses immenses richesses naturelles, minières et aussi par sa jeunesse, confronte aussi plusieurs défis : les changements climatiques, les pandémies, la guerre Russo-Ukrainienne… Pour relever ces défis, il faut s’unir et créer la synergie nécessaire pour une Afrique plus unie et plus forte, constituer des réseaux pour travailler ensemble, identifier les solutions innovantes, valoriser localement les ressources naturelles et matières premières, lutter contre l’exode des cerveaux et investir massivement dans la jeunesse Africaine (grande aubaine et opportunité).

Mot de Mlle. la Représentante de Santé-Sud : C’est une ONG internationale créée en 1984 à Marseille (France)et dont le but est l’amélioration des prestations sanitaires et de lutter contre les inégalités dans l’accès aux soins médicaux. Sa méthodologie est basée sur le diagnostic du terrain en menant des projets au profit des couches vulnérables : les enfants, les femmes et les handicapés. Actuellement, elle mène et finance 22 programmes sanitaires dans 9 pays Africains francophones. Elle projette de mener avec le CDRT un programme de diagnostic précoce des troubles psychiques chez les enfants du préscolaire et aussi de contribuer à renforcer les capacités des éducatrices du préscolaire.

Mot de Mr. le Président du CDRT : Il a tout d’abord remercié les personnes présentes et les partenaires du CDRT cités auparavant. Il a ensuite rappelé l’historique et le succès des deux précédentes éditions de l’Université Africaine des jeunes leaders de la société civile avec la participation respective d’une centaine de jeunes provenant de plus de vingt pays africains francophones et anglophones. Enfin, il s’est attaqué à la thématique et au programme de cette 3ème édition de l’ Université Africaine tout en mettant en exergue la fragilité et vulnérabilité de l’Afrique à cause de plusieurs facteurs : les pandémies, la guerre Russo-Ukrainienne, les conflits religieux et interethniques, l’impact négatif des changements climatiques bien que l’Afrique ne contribue qu’à peine 4 %  aux émissions du gaz carbonique….l’Afrique doit compter essentiellement sur ses propres moyens en formant les jeunes, en valorisant ses immenses richesses, en constituant des réseaux de coopération régionaux….


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